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                        Nous souhaitons exprimer nos remerciements les plus sincères et nous nous engageons à poursuivre cette noble lutte et de rester fidèles à nos camarades tombés au combat, puisque nous croyons fermement que le droit est la valeur ultime et suprême. Massoud Ashkar
Mon héritage politique

 

 . Bachir Gemayel


Massoud Ashkar a fait la connaissance de Bachir Gemayel, ce dernier étant un ami proche à son frère, se rendait souvent à leur maison. A cette époque, vers le milieu des années 70, la vie des libanais se faisait de plus en plus dure. En effet, les Palestiniens tentaient de trouver au Liban une terre de substitution. D’ailleurs, ils y imposaient déjà leurs propres lois, profitant de la chute de l’Etat, installant des barricades et arrêtant les citoyens libanais sans aucune répression.
Ainsi, Massoud s’enrôla dans les Phalanges Libanaises, avec Bachir, devenu son ami le plus proche. Leur amitié grandissait au fil du temps, de plus en plus infaillible, jusqu'à ce qu’ils devinrent inséparables.
 

« Nos jours étaient pénibles… Aucune douleur au monde n’est égale à celle d’annoncer à une mère que son fils est mort au combat… La guerre est affreuse. Mes camarades y ont été tués, eux qui avaient mis toute leur confiance en nous… j’ai survécu, je suis toujours là. Mais eux, ils nous ont quittés pour de bon », dit Massoud Ashkar, évoquant le passé.
Ce sentiment de loyauté envers ses camarades anime son cœur. Cette dévotion marque son âme, ses pensées et ses travaux. Leurs portraits sont gravés dans sa mémoire et l’accompagnent partout. Ainsi, tous ses travaux s’inspirent d’eux, car l’oubli est incapable de le détourner de son devoir : se rappeler ses camarades où qu’ils soient, dans leur tombe ou dans les geôles syriennes.
« Ces temps difficiles réunissent les gens. Nous avons tous vécu des temps pareils, et nous sommes responsables de la prise de décisions », poursuit-il.

Sincérité et transparence, ainsi décrit-il l’amitié qui l’unissait à Bachir. Leurs liens se basaient sur le respect mutuel et l’estime, car ils partageaient la vie quotidienne et le travail, la bonne et la mauvaise fortune.
Il se souvient : «Pendant la Guerre des Cent Jours à Ashrafieh, on nous bombardait sans relâche et les habitants étaient assiégés. La situation était désastreuse : les asiles regorgeaient de réfugiés incapables d’atteindre les hôpitaux. Le lendemain, dès l’aube, je me rendis chez Bachir, l’exhortant à trouver un moyen pour aider les gens… Il me répondit : « Il faut voir ce qu’ils font avec leur peuple. Nous ne sommes que des étrangers ».
« Bachir était l’un de ces hommes qui rêvent du bien, d’un avenir prometteur pour les libanais. Il nous parlait souvent du Liban Vert, des montagnes, des rochers, du sable volé sur les plages et des arbres coupés. Vu qu’il aspirait à l’instauration d’un Etat solide, il commença par la responsabilisation des plus proches pour que l’ordre émane de l’institution qu’il a lui-même fondée, afin d’être ensuite appliqué dans tout l’Etat », ajoute-t-il.

Quand Bachir fut élu président de la république, Massoud Ashkar était au centre du projet de l’Etat, de la lutte contre la corruption, du renforcement de l’armée, de la décentralisation globale et de la réforme de l’Etat sous la bannière des « 10452 km2 ». Le but ultime : un Liban pour tous les libanais. Le 14 septembre 1982, date de l’assassinat de Bachir, Massoud Ashkar présidait une réunion préparatoire pour organiser la Garde Républicaine, suite à la demande du nouveau président…
Massoud dit, plein d’amertume : « Le rêve fut brisé. Au début, comme tant d’autres, j’étais incapable de comprendre ce qui se passait. Je me suis rendu au Conseil Militaire, et je me rappelle Gebran Tueini, courant vers moi, me demandant si Bachir était vraiment mort, comme s’il était incapable de croire ce qui venait d’arriver. »

Le Liban actuel, ressemble-t-il au Liban tant rêvé par Bachir Gemayel ? Massoud Ashkar répond : « Le Liban aujourd’hui ne ressemble en rien à ce rêve. Il est loin d’être la nation exemplaire et la république idéale ».


· Les Forces Libanaises


Massoud Ashkar s’est enrôlé dans les Phalanges Libanaises avec Bachir Gemayel, avant la fondation des « Forces Libanaises ». Quand Bachir Gemayel forma ce « parti », Massoud Ashkar, occupa des postes supérieurs. Il était l’un des premiers fondateurs, car défendre les droits des chrétiens, à savoir leur droit à la participation au pouvoir et leur droit à l’ultime nation, était un principe qui lui tenait à cœur. Sa croyance en cette cause était inébranlable.
 

Tout comme Bachir, Massoud Ashkar était l’un des premiers résistants. Il l’est toujours, même à présent qu’il n’est plus membre de ce parti, devenu la scène de conflits internes et bouleversé par des coups successifs qui se sont vite transformés en guerres destructrices. C’est alors que Massoud Ashkar quitta le parti.
Son travail au sein des Forces Libanaises constitue un épisode important de son histoire. Ces longues années de service lui ont conféré une connaissance exhaustive de la géographie du pays, et lui ont permis d’accumuler un tas d’amis et de souvenirs à chaque coin du Liban.

Parmi les postes occupés par Massoud Ashkar au sein des Forces Libanaises, l’on cite :
-Fondateur et commandant des unités de défense de Beyrouth, dans les Phalanges puis dans les Forces Libanaises.
- Responsable militaire de la région de Beyrouth.
-Chef de la troisième branche d’opérations, d’entrainement et d’études.
-Chargé de la coordination entre les Forces Libanaises, l’armée et les autorités officielles.

Massoud Ashkar est fier de son parcours militaire. Pour cela, il n’hésite pas à réclamer haut et fort l’ouverture du dossier de la guerre, toute la guerre, pour régler les comptes laissés en suspens, tels que le dossier des disparus et des détenus libanais dans les prisons syriennes. Cela nous permettra de parvenir à un livre d’histoire unique et unifié, qui fasse la distinction entre le bon et le mauvais, dévoilant la vérité devant tous pour les générations à venir.

« Que la vérité soit révélée ! Que l’on sache qui a commis les massacres ! Que l’amnistie soit accordée à ceux qui la méritent, et que l’on juge ceux qui ne la méritent pas ! », dit-il.
L’histoire et l’expérience lui ont appris que la guerre n’est pas une promenade, et que l’instauration de la paix est de loin plus difficile que le conflit armé. Mais Massoud Ashkar croit en une vérité : le recours à l’arme n’est légitime que lorsqu’il s’agit de se défendre, de défendre sa famille et sa patrie. D’ailleurs, c’est ce qu’il a fait.
 

 

· La candidature aux élections parlementaires.


Massoud Ashkar est convaincu que la construction d’un Etat qui transcende les confessions et qui réunisse tous les libanais nécessite le passage à l’action concrète qui, à son tour, nécessite la capacité. Pour cette raison, en 2000, il présenta sa candidature à la députation de la circonscription de Beyrouth 1, comme indépendant, ne figurant sur aucune liste. Il fut menacé par les syriens et leurs « fidèles », et il ne put vaincre la loi de Ghazi Kanaan. Pourtant, il obtint 85% des votes chrétiens de sa circonscription.
Plus de vingt ans écoulés n’ont pas réussi à changer la position de Massoud Ashkar. Il est toujours en contact avec les habitants d’Ashrafieh, sa ville-mère, écoutant leurs inquiétudes, défendant leur droit à l’égalité et à la participation au pouvoir.
En 2009, Massoud Ashkar se prépare pour une nouvelle candidature, dans le cadre d’une loi électorale moins injuste, mais –dit-il- « la meilleure possible » dans ces circonstances.

· 14 mars 2005


Massoud Ashkar, tel des milliers de libanais qui ont participé à ce jour historique de l’an 2005, appartient au cœur du 14 mars, tel qu’il sera dessiné par l’histoire, non pas par la politique.

En ce jour, il était debout derrière Gebran Tueini, son ami éternel, le résistant zélé, afin de tourner définitivement -du moins c’est ce qu’ils pensaient…- la page maudite des conflits internes artificiels, à présent que l’occupation n’existait plus.

Le 14 mars 2005 vint couronner la lutte interminable de Massoud Ashkar, une lutte qui s’est poursuivie en temps de guerre et de paix. Ce jour vint couronner les sacrifices innombrables de ses camarades et les douleurs accablantes des habitants d’Achrafieh, sa ville bien-aimée, cette terre affligée par le flot impitoyable de l’injustice, violée par les intrus, mais aussi par ses propres fils. Pour toutes ces raisons, Massoud Ashkar est l’un des hommes historiques de nos jours ; il demeure intouché par la géopolitique façonnée par les intérêts électoraux et tout ce qui s’en suit.


· 26 avril 2005


Le retrait des troupes syriennes qui occupaient le Liban marque la victoire dans la lutte de Massoud Ashkar et de ses camarades. En ce jour fleurit l’espoir d’un avenir libre et indépendant, qui, hélas, reste un vœu inexaucé. En réalité, les camarades de Massoud Ashkar sont toujours portés disparus. D’autant plus que les autorités sont allées jusqu'à la connivence dans leur apathie face au dossier des détenus libanais dans les geôles syriennes : aucune mesure n’a été prise pour retrouver ces détenus oubliés, ni pour revendiquer fermement leur retour.


· 5 février 2006


Le 5 février 2006, suite à la publication de caricatures en Europe, considérées comme une offense au Prophète Mahomet, des groupes islamistes extrémistes ont organisé des manifestations devant le Consulat du Danemark à Ashrafieh.
 

Or, ces manifestations se sont rapidement transformées en actes de violence et en émeutes organisées, lorsque les manifestants ont incendié le bâtiment du Consulat et attaqué l’église St-Maron, le siège de l’évêché orthodoxe et les sanctuaires religieux, détruisant les voitures des citoyens et les biens publics.
 

Aucune autorité ne les arrêta… Quant aux députés, ils n’osèrent se montrer, honteux des atrocités commises par leurs alliés à Beyrouth. D’autres plus lâches ont gardé le silence.
Pour sa part, le ministre de l’intérieur Hassan Al Sabeh démissionna, puis regagna son poste. Les enquêtes sont toujours en suspens, et les coupables semblent être intouchables.
 

Cette fois aussi, Massoud Ashkar ne s’est pas tu. Il revendiqua un Etat fort et ferme, capable de protéger ses citoyens, pour que ces derniers ne soient pas obligés de recourir à l’auto-sécurité. Il rappela que les habitants et les jeunes d’Ashrafieh sont ceux qui l’ont libérée de l’occupation syrienne en 1978, grâce à leur résistance de fer. Ce sont eux qui ont réclamé la légitimité et le redressement de l’armée nationale, étant la seule garantie de l’Etat et du peuple.
 

Cette ville qui a souffert en silence, refoulant tout instinct de vengeance, avalant sa douleur, a de nouveau misé sur le relèvement de l’Etat, pourvu que cette promesse ne reste pas lettre morte.


· L’Union pour le Liban


En collaboration avec certains membres du Tonzim ainsi que certains anciens membres des Forces Libanaises, des Phalanges, des Gardes du Cèdre et des « Noumour el Ahrar » (bras armé du PNL, Parti National Libéral), Massoud Ashkar a fondé « l’Union pour le Liban ». Celle-ci servira de cadre légitime à leurs actions et positions, avec pour seule arme la parole libre et la position intrépide ; et ce afin de préserver la mémoire et pour que les sacrifices de leurs camarades martyrs ne soient pas vains.
 

Massoud Ashkar, a occupé le poste de Secrétaire Général, et l’a ensuite cédé à Nabil Nassif, car il est persuadé de l’importance d’une alternation régulière au pouvoir.
 

Concernant le but de la fondation de l’Union, Massoud Ashkar explique : « Pour que l’histoire ne soit pas falsifiée ».
 


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